VI. Varia
Nahas mahas
VI-1- Le for général de Navarre
VI-1-1: Recueil de textes en roman navarrais du XIlle siècle, avec les améliorations de 1330 et 1418.
VI-1-2: Additions et corrections au For
2- Réédition d'un classique de notre culture : Chronique des rois de Navarre du Prince de Viane (1454)
extrait, premières lignes de l'ouvrage
Notre fin du XXe siècle porte son regard, de préférence, sur l'histoire des peuples et des gens dans leur vie quotidienne; cette curiosité légitime aux résultats passionants ne saurait faire oublier que les plus anciens récits, en Europe et ailleurs, racontaient seulement l'histoire des princes et de leurs exploits. Carmen
Orcastegui Gros, du département d'Histoire Médiévale de la Faculté de Philosophie et Lettres à l'Université de Saragosse, a publié voici deux ans déjà, une édition critique des Chroniques du prince Charles de Viane
(Edition de l'Institution Prince de Viane, Pampelune 1978).
3- La Basse-Navarre dans la guerre de Navarre (1512-1530),
récit historique, d'après Navarra, 1512-1530... de Pedro ESARTE MUNIAIN
4- Recensement d'hommes d'armes en Arbéroue vers 1550.
(Essai de lexicographie basque)
Dans les «papiers Danaratz» sous le titre «Rôle des hommes d'armes d'Ayherre», texte photocopié et communiqué par C. Arberibide
5- Correspondance basque à la fin du XVle siècle (1595-1598) - 20 lettres de renseignements sur la politique de Henri IV et la fin des guerres contre la Ligue
Texte original transcrit par J. M. Floristán Imizcoz et publié avec introduction et commentaires dans Fontes Lingua Vasconum studia et documenta, año XXV n° 63, mayo-agosto 1993, p. 177-219 (1-43), Pamplona Présentation, restitution en graphie basque moderne, traduction française et commentaire linguistique par Jean-Baptiste Orpustan
6- Actes notariés de Saint-Palais : 1368-1601.
(collectés par Mme Etchebes)
7-1350 - 1412. La Bastide, SaintPalais, Garris.
8- Larre, Eiheralarre et Eiheralde, ou la toponymie basque cizaine au tribunal au début du XVIlle siècle.
9- Sermons basques du XVIII® siècle en Pays de Cize
10- Emeute du 25 avril 1848, jour de foire de Pâques à Saint-Jean-Pied-de-Port
11- In memoriam - Professeur Pierre Bidart
12- Une bien mauvaise réédition du livre d'Or de Bayonne
13- Compte rendu de lecture: Eduardo Blasco Ferrer. PALEOSARDO - Le radice linguistiche della Sardegna neolitica. De Gruyter, Berlin 2010.
14- OKAZTARRO et OKOKA: note de lexique et toponymie basques.
15- Professeur Jean HARITSCHELHAR (1923-2013): une vie vouée à l'enseignement et à la défense et promotion de la langue basque.
16- Archives de la maison IRIBERRIA de Bascassan
Texte original transcrit par J. M. Floristán Imizcoz et publié avec introduction et commentaires dans Fontes Lingua Vasconum studia et documenta, año XXV n° 63, mayo-agosto 1993, p. 177-219 (1-43), Pamplona Présentation, restitution en graphie basque moderne, traduction française et commentaire linguistique par Jean-Baptiste Orpustan
17- Note sur le rattachement administratif au royaume de Pampelune des territoires dits à partir du XVIème siècle de "Basse-Navarre".
N'étant pas historien de formation et de profession, mais seulement découvreur, lecteur, traducteur et "explicateur" plutôt que commentateur de documents et ouvrages d'histoire régionale en latin et langues romanes, je constate, au sujet de l'époque de rattachement de la Basse-Navarre au royaume de Pampelune ou de Navarre, des opinions contradictoires chez les historiens.
18- Lettres et autres textes basques en pays d’Ossès au debut du XIXe siècle
Avant-propos. Ces textes issus d'une documentation privée sont, a l'exception du premier et du dernier, un témoignage de l'art épistolaire familier et familial en basque dans un domaine dialectal précis, le navarro-labourdin méridional en pays d'Osses, à la seule exception de la première lettre (2. 1.) qui porte des marques dialectales du bas-navarrais oriental en Pays d'Ostabares. Ils présentent de plus pour la plupart l'interêt d'illustrer les incidences locales d'une importante émigration en Argentine des les premières décennies du XIXe siècle. S'y ajoute évidemment, comme pour d'autres textes du même genre antérieurs ou postérieurs déjà connus, l'interét proprement linguistique d'une pratique écrite et familiere du basque à un moment donné de sa longue histoire. Les textes basques eux-mémes, présentés en italiques, seront suivis dans le même ordre d'une traduction en français et de quelques éléments d'analyse et commentaire.
19- Notes critiques sur l'ouvrage de J.-F. Bladé
Etudes sur l'origine des Basques - (Paris A. Frank 1869)
I. Peuples et "races".
Le livre de Bladé est l'une des manifestations de l'intérêt nouveau porté par les les sciences du XIXe siècle, ethnologiques, linguistiques, historiques, à la langue et par là au peuple basques. Peu après la découverte à la fin du XVIIle siècle de l'unité originelle des langues dites "indo-européennes" (irano-sanscrites, gréco-latines, celtiques, germaniques et slaves) occupant la plupart de l'espace européen et une partie de l'Asie, le basque, déjà reconnu comme
"langue-mère" au XVle siècle (c'est l'une de celles qu'utilise Panurge pour se présenter à Pantagruel sous la plume de Rabelais), attire l'attention des savants par son originalité....
20- Deux articles en basque sur un curé d'Ossès parus dans la revue hebdomadaire Le réveil basque en 1888 et 1889.
Traduction et analyse.
1. Le Réveil basque. 30 décembre 1888, page 3, colonnes 1-2.
"Ossès. - On nous adresse la correspondance suivante:
Yaun Gaseta équiléa (sic), Iragan astehartian herrien (sic) baguinuen ehorzketabat. Oyhenart, erreke-ttoco (sic) nausiac, ukhan du phena hamahirour urtetaco alhaba baten galtsia. Occasione hortara, escolier gucien deboarra cen becela, gan dira bi escole-taco haur guciac.
21- Maisons et quartiers de Sainte-Engrâce (Haute Soule) en 1736 et 1851 :
Quelques éléments d'analyse linguistique.
1. Le contexte documentaire : La liste de 1736 est sous le titre "Noms de maisons de la confrérie à Ste. Engrâce en
1736 . Le chapitre des chanoines de la collégiale de Ste-Engrâce, fondée au Xle siècle et rattachée à l'abbaye de Leyre en Navarre, avait été supprimé en 1724, et le nombre de chanoines réduit à deux tout en conservant le "nom de janvier 1725. Cet acte en avait uni "à perpétuité les fruits, biens, revenus et droits au séminaire" d'Oloron (P. Haristoy, Les paroisses du Pays basque ... Ill, éd. Harriet, Bayonne 1982, p. 149-167). On ne sait pas si la "confrérie" citée en 1736 se réfère à l'ensemble constitué par le nouveau chapitre et le séminaire prélevant leurs droits sur les maisons du lieu, ou s'il s'agit d'autre chose.
22- Les noms des maisons de la "baronnie de Lantabat" l'assemblée générale du 12 août 1663.
Le pays ou "baronnie" du Lantabat, nom gascon et officiel de ce "val de lande", en basque "Landibarr", était passé à l'extrême fin du XIle siècle (1196) sous l'autorité des rois de Navarre comme tout le pays de Mixe et Ostabarès. Vers 1160 la liste deséglises de l'évêché de Dax, dont ces territoires font partie jusqu'à la Révolution française et la création des départements, place les trois églises du lieu entre celles d'Utziat et d'Asme: ce sont successivement "sanctus
Ciprianus" d'Ascombéguy,
"sanctus Stephanus de Mendiburue" (ce dernier toponyme semble oublié) et "sanctus
Martinus (1). Il n'y a pas encore au XIle siècle d'église ni peut-être d'habitat permanent à Behaune, et il est absolument faux d'affirmer comme on le lit sur Internet que les premiers aménagements de la vallée de Lantabat sont dus aux moines sisterciens à la suite de la donation en 1227 par le seigneur de Luxe de la "grange de Béhaune a l'abbaye des Prémontrés de Lahonce ...
23- Sermon d'Olce :
Texte ou brouillon de sermon pour la fête catholique de l'Assomption le 15 août. Transcription avec notes (*) en fin de paragraphes (§), traduction et remarques linguistiques de J.-B. Orpustan.
Çoin da hori çoina alchatcen baiten (sic) ta (sic) argi alba iduri, argiceitea bezain eder eta iruskiaren pare dirdiricatcen duela (*)
(*) Le texte latin traduit en basque est un extrait du "Cantique des Cantiques" dit aussi "Chant de Salomon", suite de poèmes amoureux hébreux qu'on date du IVe siècle avant notre ère.
La religion, juive puis chrétienne, l'a considéré comme un symbole de la relation affective entre l'église et le divin: le texte du sermon qui suit l'attribue au Saint-Esprit. A ce titre ce passage de la traduction latine du chant hébreu a été introduit comme antienne ou refrain précédant et suivant un psaume chanté dans la liturgie de l'Assomption (15 août) pour laquelle le sermon est composé. Il a été mis en musique par Palestrina en 1584 pour choeur a capella à 5 voix, en 1861 par César Franck pour choeur, orgue, harpe et contrebasse. Le texte est tronqué de la dernière section qui ne convenait guère à la mythique figure mariale et dit ceci dans le texte latin: "terribilis ut castrorum acies ordinata: terrible comme l'armée des châteaux forts rangée en ordre de bataille".
La citation, la traduction et le sermon ou brouillon de sermon qui suit le verset, d'une petite écriture penchée à droite très fine et assez régulière, pourraient être, comme d'autres du même type (érection de la chapelle de Bidarray en église paroissiale annexe d'Ossès), de la main de Jean d'Olce évêque de Bayonne de 1643 à 1681 après avoir été curé de la Vallée d'Ossès où il avait développé, dans l'air du temps (procession solennelle du 15 août instaurée par Louis XIII en
1638: allusion au § 15), une confrérie du rosaire (listes partielles des participants dans "Documents sur Ossès" en ligne www.tipirena.net): la dévotion mariale inclut l'entrée en confréries et la récitation quotidienne du rosaire (§ 14)....
